Publications /
Policy Paper
Cet essai analyse la guerre Iran–États-Unis–Israël de 2026 comme un révélateur de la transformation profonde de l’ordre international. À travers le prisme du droit de la mer, du détroit d’Ormuz, des alliances fragmentées, des câbles sous-marins et des flux énergétiques, il montre que le pouvoir mondial se déplace progressivement du contrôle des territoires vers la maîtrise des infrastructures de circulation. Loin de disparaître, la mondialisation entre dans une phase de connectivité sous tension, où les interdépendances deviennent des vulnérabilités stratégiques. Le droit international demeure central, mais il est de plus en plus interprété et, d’une manière plus affirmée, comme un instrument de puissance. L’essai soutient ainsi que le XXIe siècle marque l’émergence d’une géopolitique des flux, dans laquelle détroits, ports, corridors énergétiques, réseaux financiers et infrastructures numériques deviennent les nouveaux centres de gravité de la puissance mondiale.

