Publications /
Research Paper

Back
Vers l’adhésion du Maroc à l’OCDE : enjeux, réformes et perspectives
Authors
Eugène Berg
May 19, 2026

L’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), forte de 38 membres, a longtemps fait figure d’Organisation regroupant les « démocraties industrielles développées ». Cette image n’est plus vraie, du fait de l’adhésion en son sein de pays, qualifiés jadis en développement, et que l’on considère souvent comme faisant partie du « Sud global ». C’est ainsi que l’ont intégrée : le Mexique (1994), qui lui a donné un Secrétaire général, Angel Gurria, la Corée du Sud (1996), le Chili (2010), la Colombie (2020) et le Costa Rica (2021). 

Le Maroc est le seul État dont le programme de coopération avec l’OCDE est passé au stade deux. Ceci lui a permis de prendre une avance sur beaucoup d’autres pays. En envisageant d’entamer la procédure d’adhésion, le Maroc serait face à une décision politique majeure. Laquelle décision pourrait mettre le Royaume en piste pour devenir membre de l’OCDE à l’horizon 2040, en accédant à la catégorie des pays à revenu intermédiaire de rang élevé. Dans cette perspective, le dépôt d’une candidature pourrait être envisagé entre la fin 2030 et le printemps 2031, à l’issue de la Coupe du monde de football 2030, afin de tirer parti de l’effet d’image et de l’attention internationale accrue autour du Royaume. 

L’intégration à l’OCDE s’inscrit, en effet, dans une procédure de transformation qui aide le pays candidat à s’aligner sur les normes et les meilleures pratiques de l’Organisation et, ainsi, à améliorer ses résultats économiques et sociaux. Le processus d’adhésion, constitué de huit étapes, s’étale sur plusieurs années au cours desquelles le pays candidat doit s’adapter aux critères et valeurs de l’Organisation qui, pour ce faire, lui apporte son soutien et son expertise.

RELATED CONTENT