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Policy Paper
Ce Policy Paper analyse les élections législatives marocaines du 23 septembre 2026 à travers l’articulation entre participation, implantations partisanes et conversion des suffrages en sièges. Il s’appuie sur les résultats des 92 circonscriptions locales, les données démographiques et socio-économiques du Haut-Commissariat au Plan et une comparaison avec le scrutin régional. L’analyse met en évidence une mobilisation très inégale, marquée par la faible participation de plusieurs grandes circonscriptions urbaines et les niveaux élevés observés dans les provinces du Sud. Ces contrastes s’inscrivent dans des configurations démographiques et régionales que l’opposition entre urbain et rural ne suffit pas à expliquer. Les implantations partisanes diffèrent également : présence étendue du PAM, positions plus fortes du RNI dans les territoires moins urbanisés, concentrations territoriales de l’Istiqlal et ancrages métropolitains du PJD. La fragmentation électorale est, quant à elle, étroitement associée au nombre de sièges à pourvoir. Enfin, la répartition territoriale des voix et les classements locaux jouent un rôle central dans les écarts entre audience électorale et représentation parlementaire. Les circonscriptions régionales élargissent l’accès à la représentation sans garantir une correspondance proportionnelle entre suffrages et sièges. Le scrutin révèle ainsi une recomposition des positions partisanes au sein d’une structure parlementaire relativement stable, dont la compréhension exige d’articuler géographie des soutiens et règles électorales.

