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La République centrafricaine : un conflit endémique et de nouveaux acteurs

| July 25, 2019

Depuis son indépendance, en 1960, la République centrafricaine n’a connu presque pas de répit, à cause des différents soulèvements, rebellions, coups d’Etat et interventions étrangères. Cet Etat, conçu par le bon vouloir du système colonial, avec des frontières multiples et des richesses immenses, va concentrer l’ensemble des contradictions et points négatifs du continent africain, à savoir la mauvaise gouvernance, avec toutes ses formes et manifestations à l’extrême, et les conflits identitaires. La communauté internationale n’y est parvenue qu’à des chimères de résolution des conflits, vite mises en échec par les interventions étrangères et la gabegie des seigneurs de la guerre et des différents prétendants au pouvoir à Bangui. Ce papier se propose de retracer l’histoire tumultueuse de ce pays, essayant d’y trouver quelques clés d’explication de cette instabilité chronique, comme il tend à scruter le présent et les nouveaux acteurs de cette instabilité.

Le 24 janvier 2019, les seigneurs et chefs de guerre qui se partagent le pouvoir et les richesses de la République centrafricaine se réunirent à Khartoum, au Soudan, pour un huitième round / épisode de négociation, dialogue ou pourparlers, afin de trouver une solution à la situation d’instabilité chronique du pays. Déjà en 2017, sous les auspices de la communauté St. Egidio, les partenaires de guerre centrafricains se sont réunis et ont conclu un accord avec l’Etat central de la capitale Bangui, ledit accord n’a pas tenu plus de vingt-quatre heures. Comme les précédents accords, les belligérants centrafricains n’ont pas tenu leurs engagements. À supposer que, cette fois, et sous l’égide de l’organisation de l’Union africaine (UA) et d’autres partenaires ; l’ONU, la Minusca, les pays riverains et certaines capitales européennes …, et comme il a été annoncé, le 6 février 2019, comme succès de ce nouveau round, il se pourrait qu’il y ait une sorte d’accalmie, principalement après la mise en place d’un gouvernement inclusif et d’union nationale qui regroupe les intérêts de toutes les tendances et de tous les clans qui contrôlent l’espace.

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